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OSL/CLA, Open Source ou Open Trap ? A qui sert vraiment le code que vous financez ?

📅 19 mai 2025 ✍️ Damien P 📁 Réflexions
#open source #OSL #CLA #Open Innovation #propriétaire #e-commerce B2B

Dans l'e-commerce B2B, le duo "OSL + CLA" est devenu un standard toxique. Beaucoup de solutions jouent sur la peur de la licence virale pour vendre du code propriétaire, tout en captant votre R&D.

Le mécanisme invisible : Le piège de la Double Licence (OSL + CLA)

Le schéma est désormais un standard de l'industrie pour monétiser le gratuit :

• Une édition Community sous licence OSL (Open Software License), connue pour sa viralité juridique contraignante.
• Une édition Enterprise sous licence Propriétaire, vendue très cher pour sécuriser le business.
• Et au milieu, la clé du coffre : la CLA.

La réalité ? Le code est souvent à 95% identique. On ne vous vend pas tant une technologie supérieure qu'une immunité juridique. Vous payez pour ne pas subir les contraintes de l'OSL.

Mais pour que ce système fonctionne, l'éditeur a besoin de la CLA. En signant, le contributeur offre à l'éditeur le droit de re-licencier son code.

L'asymétrie est totale :

Vous corrigez sous licence libre (OSL).
L'éditeur "blanchit" ce code via la CLA pour le vendre sous licence propriétaire.

Tout est légal. Mais est-ce moral ?

L'argent derrière le code : Quand Wall Street s'en mêle

Ne soyons pas naïfs. Ces plateformes ne sont plus de simples projets de passionnés codés dans un garage.

Derrière les grands noms du E-commerce et du PIM utilisant ce modèle, on trouve des fonds de Private Equity puissants : Zubr Capital, Highland Europe, Carlyle, Adobe...

Pour ces investisseurs, le code est un actif financier.
Leur logique est implacable : Occupation du marché par l'OSL → Monétisation par la Peur Juridique.

Dans ce contexte, la CLA est un pipeline de R&D gratuite. Elle permet de transformer le travail communautaire en valorisation d'entreprise, sans aucune obligation de retour.

Le dindon de la farce : Le client final

C'est l'histoire classique d'un projet e-commerce sur ces technologies :

1. Vous commandez un développement spécifique (un connecteur, une feature métier).
2. Vous le payez au prix fort à votre intégrateur.
3. Pour "bien faire" (et respecter la licence OSL ou son statut de partenaire), l'intégrateur remonte ce code via la CLA.
4. L'éditeur l'intègre, le nettoie de ses droits libres, et l'ajoute à sa version Enterprise.

Résultat : Vous avez financé une fonctionnalité qui devient un argument de vente payant pour vos concurrents.

Pire, vous pourriez devoir payer demain une licence pour accéder à la version maintenue de ce que vous avez créé aujourd'hui.

La grande illusion : "J'ai payé, donc je possède"... Faux.

Il faut briser un mythe tenace chez les décideurs : en droit, ce n'est pas celui qui fait le chèque qui possède la propriété intellectuelle (IP). C'est celui qui code.

Si votre contrat n'est pas blindé par une clause de cession exclusive, voici la réalité de la chaîne de propriété :

• L'agence qui code détient les droits moraux.
• Via la CLA, elle transfère les droits d'exploitation à l'éditeur.
• Et vous ? Vous avez juste le droit d'utiliser.

Avouons-le : c'est brillant.

Vous financez la R&D. Ils en récupèrent la propriété intellectuelle.
Vous prenez le risque financier. Ils capitalisent sur l'actif technologique.

C'est un hold-up parfait, réalisé avec le sourire et sous couvert d'ouverture.

L'Alternative : La transparence radicale (Le modèle Negocian)

Face à cette hypocrisie, j'ai fait un choix différent avec Negocian.

Nous ne sommes pas "faussement ouverts". Nous sommes honnêtement propriétaires.

Pas de CLA obscure : Nous ne captons pas vos innovations en douce sans contrepartie financière.
Pas de piège OSL : Nous n'utilisons pas de licence virale pour vous forcer la main vers une version payante.

Notre modèle : L'Open Innovation Contractuelle

Plutôt que d'aspirer votre R&D, nous la co-finançons.

Si vous avez besoin d'une feature ambitieuse qui a du sens pour le produit global :

Co-investissement : Vous payez une partie, nous investissons le reste.

Transparence : Vous savez dès le départ que cela deviendra standard.

Compensation : En échange, vous obtenez des remises concrètes ou des avantages exclusifs.

Ce n'est pas du mécénat déguisé. C'est un deal business équilibré.

Comment vous protéger (Quel que soit votre éditeur)

Que vous choisissiez Negocian ou un autre, posez les questions qui fâchent avant de signer :

La licence du cœur est-elle OSL ? Si oui, demandez-vous si la version payante apporte une vraie valeur ou juste une paix juridique.

Y a-t-il une CLA ? Lisez-la. C'est là que s'opère le transfert de propriété.

Quelle contrepartie pour mon code ? Si je finance une feature qui enrichit votre version Enterprise, ai-je droit à une remise ?

La vraie fracture n'est pas entre "Libre" et "Propriétaire".

Elle est entre ceux qui masquent leur modèle économique derrière de faux principes communautaires, et ceux qui l'assument contractuellement.

Chez Negocian, nous avons choisi la clarté.